Ecole Privée Saint Eloi

10 novembre 2009

Présentation

Ecole Privée Saint Eloi
Maternelle et primaire

Etablissement catholique d'enseignement
sous contrat d'association avec l'Education nationale


99 ter, rue de Reuilly
75012 Paris

Tél : 01.46.28.54.77
Fax : 01.44.75.51.43

Direction : Mme Colette Régnier
e-mail : ecl.sainteloi@gmail.com

Secrétariat : Mme Françoise David

Au coeur du XIIème arrondissement, dans un monde en évolution constante, l'école Saint Eloi vit avec son quartier.

3 classes de maternelle, 5 classes de primaire

Une moyenne de 225 élèves. Des familles de tous horizons se retrouvent, chacun apprend à connaître l'autre :

C'est notre école mosaïque


Inscriptions ouvertes.

 

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03 novembre 2009

Projet pédagogique et éducatif

L'école Saint Eloi est ouverte à tous, dans le respect des différences de rythmes, capacités et personnalités. Tout enfant a sa place, il est accueilli pour lui même dans sa globalité.

Les membres de l'équipes pédagogique et éducative s'efforcent de créer un climat de confiance et d'écoute, favorisant à la fois l'acquisition des savoirs et l'épanouissement personnel de l'enfant.

En signant la demande d'inscription et la charte, les parents adhèrent au fonctionnement de l'école.

De plus, une enseignante spécialisée peut accompagner chaque enfant qui, ponctuellement rencontre des difficultés dans un apprentissage. Cet accompagnement peut se faire individuellement, en binôme, ou en groupe de 5 à 6 élèves durant un temps déterminé, l'enfant appartenant toujours à son groupe classe. Cette pédagogie différenciée est une chance supplémentaire offerte à tous les élèves de l'école.

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La restauration

Maternelle :

La restauration se prend dans une petite salle dédiée, donnant sur un jardin intérieur. 3 adultes encadrent les enfants.

Primaire :

Les élèves de primaire se rendent au self du collège Ste Clotilde (50 m.) sous la surveillance de 3 adultes.

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Projet pastoral

L'école Privée Saint Eloi était originairement une école paroissiale. De ce passé, elle garde sa dénomination qui la rattache à la paroisse Saint Eloi. Elle confie à cette structure d'église la catéchèse des enfants dont les parents font une demande personnelle à partir du CE2, ainsi que la célébration du culte catholique (Eucharistie, Baptême, Confirmation, Profession de Foi)

Il revient à l'école Saint Eloi la mission d'accueillir les enfants de toute origine et de toute confession. Elle propose à chacun d'eux une éducation aux valeurs de la foi chrétienne : tolérance, respect des différences, esprit de partage, développement de toute la personne, sensibilisation au sacré et découverte des grands axes de la vie de l'église.

Ces propositions se font au quotidien, dans la vie de la classe .../...

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Charte de l'école

Nous, enfants et élèves :
acceptons-nous dans nos différences
Utilisons un langage correct
N'ayons pas de gestes violents
Respectons les horaires

Nous, parents :
Adhérons à cette charte
Prévenons en cas d'absence
Echangeons dans la sérénité
Acceptons les sanctions

Nous, équipe éducative :
Créons un climat de confiance
Favorisons l'acquisition des savoirs pour tous
Ecoutons avec bienveillance
Rappelons à l'ordre et sanctionnons
en cas de non respect de cette charte
.../...

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Activités périscolaires

Garderie - Etude

Danse moderne

Capoera

Echecs

Multi-sport

Théâtre

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Qui était Saint Eloi ?

Saint Eloi, sa vie, son oeuvre

Saint Eloi, celui que la tradition populaire appelle le "bon saint Eloi", a réellement vécu. Il est né dans le Limousin vers 590. Excellent orfèvre, son talent lui vaut de travailler pour la cour du roi Clotaire II dont il devient progressivement le trésorier. Il est devenu le saint patron des travailleurs sur métaux, forgerons, serruriers, armuriers, orfèvres, maréchaux-ferrants et par extension certaines catégories de mécaniciens. Malgré sa fête du premier décembre, il est célébré par les cultivateurs à partir de la Saint-Jean d'été.

Né vers 588 à Chaptelat près de Limoges, Eloi (Eligius) est issu d’une famille gallo-romaine. Ses parents, Eucherius et Tigeria, vivent du revenu des leurs terres. Très tôt, Eloi est destiné à exercer le métier d’orfèvre. Il faut savoir qu’à cette époque le travail des métaux, des objets d’art et la frappe de la monnaie sont des activités prestigieuses. 

Le jeune Eloi est donc placé en apprentissage chez Abbon, comte de Limoges et monétaire du roi. La profession d'orfèvre ou d'argentier exigeait à cette époque les talents divers de l'émailleur, du fondeur, du ciseleur, du joaillier, du lapidaire, et même celui de l'architecte, car certaines oeuvres d'orfèvrerie, comme les châsses, étaient souvent de véritables monuments. L'apprenti passa bientôt maître en cet art difficile : les églises, les abbayes, de riches seigneurs se disputaient les pièces sorties de ses mains et signées de son nom (Il fabriqua, par exemple, une châsse pour sainte Colombe et s'occupa de l'église parisienne qui est placée sous son patronage. On en voit de fréquentes descriptions dans les anciens inventaires, mais il ne n’en reste malheureusement que des fragments). 

Son Maître d’apprentissage, Abbon, s’aperçoit très rapidement du talent exceptionnel de son élève. Eloi est donc envoyé à Paris pour parfaire son apprentissage auprès de Bobon, monétaire de la Cour et trésorier du roi Clotaire II.

Clotaire s'efforçait de faire refleurir autour de lui le luxe et les arts de l'antiquité. Il désira un jour d'avoir une chaise d'or enrichie de pierreries, élégamment ciselée, à la manière des césars romains, et l'on ne trouvait dans les ateliers royaux aucun ouvrier capable de ce travail. C’est alors que Rabbon songea au jeune Limousin qu'il avait pris sous son patronage. Sur la recommandation de son argentier, le roi tira de son trésor un poids d'or considérable et le remit à Eloi, qui conduisit son travail avec diligence et scrupule. Bien loin de distraire la moindre parcelle d'or, il fit si bien du métal destiné à un seul ouvrage qu'il en fabriqua deux. Sa tâche finie, il se rendit au palais et présenta premièrement au roi la chaise d'or qui avait été commandée. Le roi loua l'élégance du travail et ordonna de récompenser l'ouvrier; mais lui, découvrant alors un second trône à l’identique qu'il avait tenu caché :   

"Voici dit-il, comment j'ai employé ce qui me restait d'or, ne voulant pas le perdre."

Clotaire, frappé d'étonnement, déclara qu'un homme si fidèle dans les petites choses était digne de confiance pour les plus grandes. Ce fut le commencement de la fortune d'Eloi : il eut un logement dans la maison royale, et Clotaire le chargea de diriger la Monnaie de Paris. 

L'un de ces fauteuils, le second, aurait été en partie conservé. C'est celui que l'on voit au Louvre et qui serait la réplique d'un pliant de bronze antique. Il provient de l'abbaye de Saint-Denis, du trésor de sa basilique plus exactement. Napoléon l'aurait utilisé lors de la création de l'ordre de la Légion d'honneur. Il est en bronze doré et gravé. Le siège et les bras ont été refaits au douzième siècle par ordre du célèbre abbé Suger; les pieds seuls seraient donc de la main d'Eloi.

Après Clotaire, le Roi Dagobert, dont le nom est si intimement lié à celui d'Eloi, lui continua ses faveurs royales. Il trouva, plus encore que par le passé, près de ce monarque dont la générosité égalait le faste, les libéralités nécessaires à ses travaux.

Riche et honoré, il continua son existence d'artiste laborieux et la sanctifia par la prière et les bonnes oeuvres :   " Il travaillait infatigable ayant en face de lui Thillé (ou Thillon), son esclave, de race saxonne, qui, suivant les traces de son maître, mena lui aussi par la suite une vie édifiante. Éloi donc, assis devant l'oeuvre qu'il avait décidé d'entreprendre, disposait sous ses yeux un livre de prières, désireux, quelle que fût la nature du travail auquel il se livrerait, de considérer comme divin le mandat qui lui incombait. Ainsi remplissait-il une double charge; il mettait sa main au service des hommes, son esprit, au service de Dieu. Il avait, en outre, de nombreux domestiques qui menaient vie commune avec lui et toujours appelés à lui obéir. Parmi eux, il y avait Baudéric, de condition libre, issu de la même province, qui, en tout, prenait bien soin de sa personne. Il y avait encore Tituenus, Suève de race, fidèle valet de chambre laïque, qui, plus tard, à sa mort, atteignit au plus haut degré de récompense, et aussi Buchenus, païen converti, qui, dans la suite, se montra digne d'être vénéré et fut à la tête du monastère de Ferrare ; André, aussi, et Martin et Jean qui, sous ses auspices, méritèrent de parvenir à l'état ecclésiastique; d'autres encore fort nombreux qu'il serait trop long d'énumérer, qui, de jour et de nuit, dans son orbite, s'appliquaient de tout leur zèle à suivre une carrière conforme à la règle."

" Arrivé à l'âge mûr, « dit Ozanam », il jeta sur la vie un regard sérieux. Il n'était point de ceux qui se croient dispensé de servir Dieu pour avoir rempli leurs devoirs. Jusque-là, il s'était conformé au luxe des grands, il portait comme eux des vêtements de soie, des bourses garnies d'or et de pierreries : l'austérité chrétienne ne lui permit plus ces ornements; il les dépouilla et les vendit pour les pauvres. Le pieux ouvrier, assis à sa tâche, avait ouvert sous les yeux le texte des saintes Ecritures. Il y cherchait la lumière, la règle et la paix; il y trouvait de surcroît, l'inspiration qui suscita les grands artistes des siècles chrétiens, et qui le dirigea lui-même dans plusieurs ouvrages perdus pour nous, mais longtemps comptés parmi les plus beaux monuments de l'art national : je veux dire la châsse de sainte Geneviève, à Paris, celle de saint Martin, à Tours; et à Saint-Denis, le tombeau de ce saint, l'autel, le riche couronnement qui le surmontait, les ornements du choeur, exécutés avec un si rare talent, qu'on ne pouvait entrer dans ce sanctuaire sans être ravi d'admiration."

C'était vers ce même temps qu'Eloi commençait de consacrer sa fortune à des fondations pieuses et à des oeuvres de charité. D'une maison de campagne que Dagobert lui donna, à Solignac, près de Limoges, il fit un monastère, qui demeura longtemps une école d'orfèvrerie, où se conservaient les traditions du maître. L'année suivante, vers 632, il établit à Paris un autre monastère, près de l'église de Saint-Martial. Il se détache de plus en plus du monde : son atelier était un hôpital et une hostellerie pour les malades, les pauvres et surtout pour les esclaves, prisonniers de guerre que les barbares envoyaient à Paris et faisaient vendre à l'encan. Enfin, à la mort de Dagobert, il se démit de sa charge de monétaire en faveur de son élève Thillé et se consacra entièrement à Dieu.

Deux ans plus tard, les fidèles de Noyon l'arrachaient pour toujours à son atelier en le choisissant comme évêque (641). Il fut sacré à Rouen, le même jour que son ami saint Ouen. La tâche qu'il acceptait était des plus lourdes. Le diocèse de Noyon comptait plus de païens, peut-être, que de chrétiens : Eloi, par la douceur de ses discours, le charme de ses vertus, détacha de leurs idoles sanguinaires les hordes sauvages campées dans les bois et parmi les marais, jusqu'aux rivages de la mer du Nord, et peu à peu les mena à la foi chrétienne. Il fonde successivement les monastères de Noyon, Tournai, saint Quentin, les sanctuaires de saint Bon et de sainte Colombe (près de Sens). Il fait aussi construire un hôpital dans son évêché qui sera destiné aux pauvres. Il consacrera aussi une bonne partie de sa vie au rachat des esclaves. 

Ce fut l'oeuvre de dix-neuf années, pendant lesquelles, évêque aussi zélé qu'il était habile artiste, il ne cessa de prêcher, de catéchiser, de combattre, jusqu'à la victoire définitive, les restes de l'idolâtrie. Quelques-uns de ses discours, qui nous ont été conservés, le montrent digne, par son éloquence, des grands évêques de son temps, les Remi, les Germain, les Sulpice. Tout se réunit en lui pour le faire marcher de pair avec ceux-là qui, selon le mot d'Ozanam, "éclairaient les rois, disciplinaient les peuples, et devenaient les fondateurs de la société française".

Saint Eloi décède le 1er Décembre 660 à Noyon, et celui qui laissait tant d'oeuvres précieuses fut enfermé dans une châsse finement ciselé, ornée d'une croix en or, argent et pierreries, faite avec les bijoux dont la reine Bathilde s'était dépouillée sur son tombeau. Il est enseveli dans l’abbaye, qui porte son nom et que la Révolution détruira entièrement. Ses reliques auraient été transférées en 1157 dans la cathédrale de Noyon alors en cours d’achèvement.

Plusieurs villes l'ont adopté pour patron, notamment Limoges et Noyon, ainsi que l'industrie des métaux.

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